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Écrit par Julien Cornil   
Mardi, 02 Décembre 2008 14:41

Atelier L’adéquation entre l’emploi et la formation.

Fréquemment, les employeurs estiment qu’il y a inadéquation entre l’emploi et la formation ; inadéquation aux réalités de terrain et aux technologies utilisées.

Pour parvenir à l’adéquation, 3 facteurs interactifs et indissociables  agissent : l’apprentissage en alternance, la motivation de l’élève et la qualité de la formation dispensée.

Bien souvent, l’élève qui suit une formation technique ou professionnelle a avant tout besoin d’une revalorisation de sa personne, d’avoir confiance en soi et éprouver de l’estime de soi.

Cette revalorisation passe immanquablement par le stage en entreprise.  Il faut impérativement instaurer des stages plus longs que ce qui ne se fait actuellement.

Quant aux structures de formation, elles sont nombreuses et offrent une multitude de possibilités.  Elles peuvent même être préparatoires  à l’enseignement de promotion sociale.  Elles ne sont donc pas en surnombre car elles répondent à des situations individuelles tout aussi diversifiées.

Par contre, il est essentiel d’établir des relations suivies entre les employeurs et les formateurs. La mise en place de comités de suivi, de tables rondes où employeurs et enseignants se retrouveraient de manière régulière, semble très importante.

Les réalités de terrain évoluant tellement vite actuellement, ces passerelles  permettraient une adaptation des cours et des programmes de manière immédiate, permettant ainsi de répondre aux besoins de l’entreprise.

En ce qui concerne les stages, il est nécessaire d’établir de vrais contrats de stage afin d’éviter les pièges : un stagiaire en maçonnerie à qui il est demandé de transporter des blocs toute la journée ….

Des employeurs déplorent aussi former des stagiaires qui, au terme de leur stage, quittent l’entreprise (perte de temps, d’argent, de rendement…).

La notion de rentabilité est  presque omniprésente dans ces apprentissages.

Lors des stages, il est souvent constaté des lacunes dans le chef de l’élève en matière de sécurité (accidents), d’hygiène, d’informatique voire de psychologie.

Car s’il s’avère capital d’inculquer des savoir-faire, il est tout aussi important d’inculquer le savoir-être.

En fonction de leur besoin, certaines entreprises recrutent sur un trait de caractère ou de personnalité constituant un atout (positivisme, volontarisme, esprit d’équipe, etc …)  les compétences du travailleur et son perfectionnement pouvant être acquis au fil du  temps. 

Beaucoup de formateurs ne sont pas des pédagogues.  Il faut absolument faire en sorte de retrouver des enseignants qui ont fait choix de cette fonction.  Trop de professeurs le sont par nécessité alimentaire. 

Par ailleurs, les enseignants ont besoin d’être stabilisés plus tôt dans leur emploi. Les délais sont trop longs.

Combattre la discrimination entre « populations scolaires »  est également capital : au sein d’un même établissement, ségrégation entre les élèves de l’enseignement général et les élèves des sections techniques et professionnelles : brimades, etc …

Enfin,  les employeurs déplorent souvent « ne plus s’y retrouver » dans la multitude de contrats proposés : plan Activa,  contrats APE, etc …. 

La mise en place de centres de compétences et la rationalisation de l’administration  devraient aussi dégager les moyens de tendre vers une meilleure adéquation et contribuer à redonner à chacun la fierté de son métier.

 

Atelier     L’économie sociale

Présentation des missions et des activités développées dans le cadre de l ‘économie et la perspective d’une politique sociale à développer.

Société coopérative ( titres services) :public fragilisé, formation en vue d’une insertion socio-professionnelle.

L’économie traditionnelle n’offre aucun parallélisme avec le cadre et la législation mise en place en Economie sociale.

Les « articles 60 » aident la recherche d’emploi, mais :

-         l’entreprise dispose de peu de moyens pour améliorer le statut du travailleur

-         il faudrait revoir la législation pour améliorer l’intérêt économique du travailleur

-         ne pas attendre  les 2 ans pour casser le contrat « article 6O » pour lui offrir un contrat de travail

-         besoin de reconnaissance sociale : or, l’objectif poursuivi est de permettre de retrouver les droits au chômage

Economie sociale a des règles à respecter = autonomie de la gestion, principes de gestion, bénéfices à redistribuer

Titres services = entreprise de titres services. On n’y fait pas d’éaction sociale mais bien de l’économie sociale.

Les entreprises de titres-services ont bien des difficultés à insérer

La règle devrait s’attacher à : prévention – éducation - formation

Il faut recadrer en permanence :

-         l’action des CPAS… dont les buts en économie sociale restent les bénéfices

-         la rentabilité sociales ( ETA) : ne pas avoir pour objectif, la rentabilité financière, mais plutôt les services aux particuliers ; difficulté d’accepter le travailleur dans certains domiciles

L’entreprise d’insertion s’adresse aux demandeurs d’emploi (critère = intégration), l’accompagnateur social doit aider le  demandeur d’emploi et être évalué sur ce travail

Secteur non-marchand doit être reconnu comme acteur de l’économie sociale

Secteur (type d’activité) à orienter dans le développement de l’économie sociale :

-         identifier suivant les régions, les types d’activité

-         il n’y a pas que les titres-services : titres-services : commission paritaire, bien réglementé

Secteur : transport partagé : environnement (éco-cantonnier, rivière, recyclage…)

Zone touristique : accueil (formation spécifique)

Développement durable : ce secteur est trop souvent oublié

 

Ce qui est épinglé et qu’il est important de relayer :

-         manque de moyens (infrastructures, modules de formation DECENTRALISES, mobilité)

-         manque d’intérêt des demandeurs d’emploi non-qualifiés pour entrer dans le monde du travail

-         difficultés liées aux 2 ou 3 ans des contrats PTP, sans aucun suivi sans APRES… donc, il faudrait revoir le rôle du directeur des entreprises d’économie sociale

-         le manque de cohérence d’un système  qui permet la cohabitation des sociétés d’interim et les titres-services. Il faudrait simplifier

-         besoin de sensibiliser les futurs entrepreneurs, les étudiants de certaines sections  à se lancer dans le développement de l’économie sociale (leur donner une formation spécifique…)

 

Atelier              « Promotion sociale »

Tout comme l’enseignement de plein exercice, la « prom soc » délivre des diplômes reconnus, soit spécifiques à l’Enseignement de Promotion Sociale, soit équivalents à l’enseignement de plein exercice et/ou aux Hautes Ecoles.

En effet, contrairement aux autres types de formations qui délivrent des titres non reconnus par les instances officielles, la promotion sociale offre des formations allant du certificat d’études de base au Master.

Une collaboration entre la promotion sociale et les autres types de formation comme le Forem, la Mirec, … pourraient déboucher sur davantage de formations organisées, avec reconnaissance des titres délivrés.

Un travail de collaboration avec le Forem est donc un créneau à exploiter au maximum.

La promotion sociale possède une structure qui s’inscrit pleinement dans le cadre de l’éducation tout au long de la vie.

Elle contribue pleinement à une formation continue, au perfectionnement en complément à une formation initiale, tout comme à l’acquisition d’un titre qualifiant et surtout professionnalisant.

Si le coût de l’inscription reste, pour certains modique, par contre pour d’autres, il débouche sur des difficultés financières.

L’enseignement de promsoc devrait donc être accessible à tous.

Soulignons également l’importance financière du Fonds social européen.

La prom soc, si elle a enfin la chance d’avoir à sa tête un Ministre conscient de son potentiel (ce qui est rarissime), manque énormément de moyens financiers, en fait il s’agit d’un problème  de dotations/écoles restreint.

Si cet enseignement est l’organisme qui atteint le plus de performances, il faut donc essayer de trouver des moyens supplémentaires pour répondre au mieux à ses aspirations.

Une optimalisation financière est donc requise tout comme un décloisonnement est nécessaire en fonction de la zone géographique.  Il serait souhaitable d’établir une cartographie sur base des demandes d’emploi (manque d’infirmières par exemple …), mais surtout de soutenir les étudiants en formation : car s’il y a peu d’échecs finalement, il y a pas mal d’abandons.

La rémunération d’un euro brut par heure de formation ainsi que les frais de déplacement devraient, pour les métiers en pénurie, pouvoir être accordés aux demandeurs d’emploi qui suivent régulièrement les cours.

Les formations en mathématiques sont quasi-inexistantes, d’où l’impossibilité d’accéder à certains diplômes via le jury central.

De plus, vu les problèmes  de mobilité (bus, trains, …), certains hésitent à entreprendre des études car, en plus du minerval, il y a lieu d’ajouter les frais de déplacement souvent très coûteux.

En guise de conclusion, comme beaucoup d’étudiants le déclarent : « j’ai suivi une formation de Promotion sociale pour le plaisir et mon épanouissement personnel ».

 

 

Atelier     Les pièges à l’emploi

 

Une définition de ce qu’est un piège à l’emploi a été développée par les experts de cet atelier : un piège à l’emploi peut être reconnu comme tel quand :

-         l’emploi entraîne une perte d’argent (pertes d’avantages significatifs, des frais supplémentaires – crèche, déplacements…)

-         le travail est peu attractif

-         quand le salaire ne dépasse que de 15% l’allocation de base

Les experts ont retracé l’historique détaillé des aides à l’emploi, et de leur évolution

-         le FOREM a modifié sa méthode de travail vers plus d’individualisme, et plus de rapidité dans les interventions

-         JOB TONIC est un programme spécifique pour les jeunes

Le Stage d’attente est une appellation lexicale à modifier, on devrait plutôt parler de stage, de recherche d’emploi. C’est une période qui doit n’a rien d’une attente mais au contraire d’une dynamique, d’une stratégie à mettre en place par les jeunes vers l’emploi.

La discussion amène certaines réflexions sur :

1.      les emplois précaires : certains contrats intérimaires portent sur 1 semaine !!! Il faut respecter la dignité des personnes dans ce secteur et tout faire pour des statuts clairs

2.      la réduction des pièges à l’emploi : les différents ministres concernés apportent des correctifs mais il est inconcevable que des gens perdent de l’argent en acceptant un emploi ! L’important est de relever les bas salaires. Le PS ne peut « accepter » le lexique « travailleurs pauvres » !!

3.      les titres-services doivent tendre vers des emplois stables et définitifs 

            la problématique liée aux contrats PTP : outre la limite des contrats, il a été beaucoup      question de la formation : pourquoi ne pas envisager des chèques-formation        éventuellement capitalisables en certains moments de l’année…et un contrat 5/5ème        et non 4/5ème … Resocialiser, c’est former pour amener à l’emploi

      Il est important de prévoir des formations en décentralisation pour des régions       éloignées des centres urbains !

4.      les subventions pour l’emploi sont-elles faites pour les employeurs ou pour les travailleurs ?  Il apparaît de plus en plus clairement (la crise de la finance en est un exemple) que l’état doit réguler et exiger le return de ce qui a été consenti comme aide vers une politique sociétale (logement, emploi, enseignement, formation, …) Voir l’action de « récupération » du Ministre Magnette envers Electrabel. Il faut REGULER l’économie pour mieux répartir les richesses.

5.      réflexion générale sur l’accès à l’emploi et la notion d’emploi : quand un emploi est-il acceptable ? problème des salaires, de la mobilité,  de la garde des enfants (surtout pour les familles mono-parentales)

6.      la « valeur-travail » : il semble assez difficile de conjuguer emploi et épanouissement personnel, mais cela reste  bien évidemment très subjectif ! On rencontre de plus en plus de personnes qui ont envie de travailler mais dont les compétences sont très faibles

7.      les aides à l’emploi se sont surtout focalisées sur le public, ne devrait-on pas aussi se tourner vers le privé  mais bien entendu en échange d’engagements corrects de personnel…

8.      simplifier les démarches administratives concernant les aides à l’emploi ou l’engagement de personnes, tant pour le secteur public que privé paysage des aides à l’emploi est sans aucun doute la priorité la plus mentionnée par les participants à cet atelier

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour le Mardi, 09 Décembre 2008 19:40